INSCRIVEZ VOUS ! Conférence 20 juin 2018 : les récifs artificiels, visions modernes d’un concept vieux de plusieurs siècles

Musée océanographique de Monaco, 20 juin 2018 – 19h00

Cette conférence vous présentera tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les récifs artificiels sans jamais oser le demander : des premiers récifs monégasques aux récifs les plus récents, imprimés en 3D.

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Elle sera animée par le Professeur Patrice Francour, (biographie) directeur-adjoint du laboratoire ECOMERS (Université Nice Sophia Antipolis, CNRS) et ancien président du conseil scientifique Récifs Prado.

Les premiers récifs artificiels datent du 17ème siècle et ont été immergés au Japon, le leader incontesté dans ce domaine. Actuellement, dans le monde entier, ils servent à conserver, restaurer et améliorer les écosystèmes côtiers et les services écologiques associés. Définis simplement comme des structures submergées, délibérément placées sur le fond marin, ils cherchent à imiter certaines caractéristiques des récifs naturels rocheux. En Méditerranée, leur immersion a débuté au cours du 20ème siècle, mais ces opérations n’ont pris de l’ampleur qu’après 2000. A Monaco, les premiers récifs artificiels utilisés sont associés à la création de l’aire marine protégée du Larvotto, il y a une quarantaine d’années. En France et à Monaco, les récifs artificiels constituent avant tout des outils de soutien aux pêcheries artisanales ou de restauration des fonds marins dégradés. Ils ont des formes généralement assez simples, peu complexes au niveau architectural et sont majoritairement fabriqués en béton.

L’engouement récent pour les récifs artificiels a été essentiellement motivé par l’ampleur des dégradations en zone côtière et la volonté affichée de trouver des solutions pour y remédier. Mais comment ce concept ancien de récifs artificiels en béton pouvait-il évoluer pour tenter de relever ces défis?

Les récents progrès technologiques ont conduit à la conception de récifs artificiels beaucoup plus complexes grâce à l’impression 3D. Le recours à des matériaux naturels, le sable de Dolomite principalement, permet aussi de proposer désormais des récifs écologiques. Grâce aux efforts conjugués de l’Association Monégasque pour la Protection de la Nature, de la société Boskalis et de la Fondation Prince Albert II de Monaco, six récifs imprimés en 3D ont été immergés en novembre 2017 dans l’AMP du Larvotto : une première en Méditerranée et au niveau mondial par la taille des récifs. Les recherches lancées en amont de ce projet à Monaco avec des équipes scientifiques internationales sont originales, innovantes et permettront de faire progresser nos connaissances dans le domaine des récifs artificiels, tant en termes de gestion (comment mettre en place un programme pertinent d’immersion de récifs artificiels), qu’en termes scientifiques (quels designs, quels matériaux).

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