Étude du biofilm : premier stade de colonisation des récifs artificiels.

 

Rapport complet ↓
2016 Riera M2

 

Rapport de stage de Master 2 réalisé par Elisabeth RIERA, co-signé par l’AMPN. Etude du biofilm: premier stade de colonisation des récifs artificiels.

La formation de biofilm de surface a été utilisée comme bio-indicateur de la qualité de différents matériaux de construction de récifs artificiels (béton, roche naturelle reconstituée et dolomite) pour établir la base d’un réseau trophique autour de ces derniers. Les communautés de micro-organismes formant ces biofilms ont été étudiées par empreinte génomique pour déterminer la diversité bactérienne et par marqueur pigmentaire pour déterminer la diversité des organismes photosynthétiques. Par ailleurs, la qualité biochimique des substances polymériques extracellulaires (EPS), sécrétées par les communautés du biofilm, a été étudiée en considérant les proportions de protéines et de polysaccharides et la nature et l’abondance des acides aminés. La dolomite et les deux autres substrats portent des biofilms dissimilaires. Le béton et la roche naturelle présentent les caractéristiques classiques d’un biofilm marin, riche en bactérie et diatomées, sécrétant des EPS hydrophobes et à charge négative et une proportion de polysaccharides dominante. La dolomite ne semble pas être un matériau optimal pour l’établissement des biofilms, qui se caractériserait davantage par des communautés de micro-organismes hétérotrophes, tels que des dinoflagellés et des bactéries, des rapports de polysaccharides sur protéines plus faible et la présence d’acides aminés lui conférant une nature plus chargée négativement et plus hydrophile que les autres substrats.